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Les alambics et la distillation

Tout savoir sur les alambics

La structure et la taille des alambics sont des caractéristiques invariables des distilleries. Il est important de dire que la qualité d’un bon whisky et la typicité du whisky seront tributaires de l’alambic, mais également de l’art même de la distillation. C’est même une signature qui fera la différence de chaque usine, de chaque marque.

Les différentes caractéristiques des alambics

La forme d’un alambic peut varier d’une distillerie à une autre, mais elle ressemble le plus souvent à une bouilloire munie d’un chapeau. Il est conseillé de le nettoyer après chaque manipulation, pour éviter la propagation de micro-organismes non désirés. C’est aussi nécessaire pour que l’appareil reste toujours opérationnel et ne s’use pas facilement.

Quand on parle d’alambics, les types les plus courants sont l’onionshape et le boilball à compartiment sphérique. Cependant, on peut retrouver d’autres modèles intéressants comme le lanternstill ou encore le classic pot still qui évoque les anciens alambics clandestins. Le pearshape avec sa forme de poire, le bellshape en forme de cloche et le fameux Lomond still produisent d’excellent whisky.

L’alambic à colonnes qui est encore très utilisé aujourd’hui, est parfait pour la réalisation des whiskies de grain. Les alambics à chauffe directe sont munis de bras rotatifs actionnés par une chaîne de cuivre, évitant ainsi à la bière de malt de se fixer au fond de l’alambic. Chez l’alambic à la vapeur, on ne retrouve pas ce dispositif dit de rummager. A la place, on retrouve plutôt la méthode de chauffage indirect, beaucoup plus utilisée.

Les effets de l’alambic et de la distillation sur le whisky

La qualité du whisky dépend non seulement de la taille et la forme des alambics mais aussi du nombre de sa distillation. Mais ce n’est pas tout. L’angle de pente du col de cygne ainsi que le procédé de chauffage sont des aspects importants permettant à cet alcool de trouver son goût et son arôme original.

Pour les Ecossais, ils pratiquent souvent la double distillation pour donner vie à leur whisky. Toutefois, il existe certaines distilleries comme les Lowlands qui utilisent la distillation en trois phases pour l’élaboration de leur produit. En général, les single malts distillés trois fois s’avère être plus légers et plus fruités. La technique de distillation de Springbank à Campbeltownestest sans doute la plus étonnante, puisqu’après une double distillation et demie, ils arrivent à produire un délicieux single malt au goût fin et bien fruité.

Comme mentionné précédemment, la taille de l’alambic joue un rôle important dans la réalisation d’un bon single malt. Effectivement, plus l’alambic sera haut, plus le whisky sera léger. Contrairement à cela, un alambic de petite taille permettra de produire un single malt plus corpulent et plus huileux comme le Macallan. Les formes diversifiées de l’alambic pot still permettent d’obtenir les meilleurs whiskys du monde. Effectivement, le compartiment sphérique de l’appareil sépare les vapeurs afin de n’en garder que les plus légers pour obtenir ce goût fin et fruité, typique des whiskys irlandais.